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Carcinomes à cellules fusiformes (78) :
- Les carcinomes à cellules fusiformes sont
relativement fréquents et peuvent avoir l'aspect d'un sarcome
à cellules fusiformes indifférencié, ou d'un fibrosarcome,
d'un histiocytofibrome malin, d'un léiomyosarcome, d'un rhabdomyosarcome
ou d'un hémangiopéricytome.
- Ce diagnostic doit surtout être évoqué
en cas de lésion :
- cutanée, avec ulcération,
- muqueuse des voies aérodigestives supérieures:
langue, plancher buccal, pharynx, larynx, fosses nasales et oesophage
(carcinome épidermoïde à cellules fusiformes, polypoïde),
- au niveau de certains organes (rein, thyroïde, poumons,
sein),
- et au niveau des aires ganglionnaires (cou, creux axillaire,
pli inguinal, rétropéritoine).
- Il s'agit, en règle générale,
de tumeurs primitives, mais parfois aussi de métastases en particulier
dans les territoires ganglionnaires, également dans les poumons
ou d'autres sites plus inhabituels, et ce d'autant plus qu'il existe
un antécédent de carcinome.
- Les arguments à rechercher en faveur du
carcinome sont :
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- Morphologiques :
Etude de plusieurs niveaux de coupe pour mettre en évidence
une composante épithéliale : de type malpighien dans
les localisations cutanées et muqueuses (à rechercher
en surface près des berges de l'ulcération, associée
parfois à une composante de type carcinome in situ au niveau
de l'épithélium de surface) ; de type à cellules
claires dans les localisations rénales ; de type carcinome
papillaire dans une localisation thyroïdienne.
- Immunohistochimiques :
L'utilisation des anticorps anti-vimentine, anti-kératine
et anti-EMA constitue souvent l'aide la plus précieuse pour
distinguer un sarcome (vimentine +) d'un carcinome (kératine
+, EMA +, vimentine - ou +).
Il faut cependant prendre garde au fait que la composante fuso-cellulaire
d'un carcinome est souvent positive pour la vimentine et qu'elle
peut être négative pour les marqueurs épithéliaux.
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