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LA
PLACE DE L'ETOILE
par Christelle MEDLEGE, Roula MERHEB, Joanna NASR,
Dany GASPARD, Ralph KARAM, Sami MELKI, Madonna BEJJANI, Charline
EL HACHEM, Samer JALBOUT
CARTE
DE LA PLACE DE L'ETOILE ET ARCHITECTURE
(CLIQUEZ DESSUS
POUR CONSULTER)
Espaces publics:
Après la guerre, la place de l'Étoile n'est plus
la même. Comme toute structure endommagée, elle a dû
acquérir certains traits et en perdre d'autres au sein d'un
remodelage d'urbanisation. A cet égard, les espaces publics
se voient régresser. Il n'existe en fait aucun espace vert
public dans la Place mais quelques rares "jardins", petits
et bien structurés, qui servent surtout comme embellisseurs
du cadre tel celui qui se trouve face à la Municipalité.
Les anciens "souks", victimes du remodelage urbain, sont
substitués par des locaux modernes. Non loin, au sud de la
Place, un ciné prend naissance. Ce dernier na pu résister
à la folie de la modernisation et fut remplacé par
un nouveau bâtiment nommé "Virgin Megastore",
centre international de projets musicaux.
D'autre part, à l'entrée de la rue Maarad se tient
toujours le grand théâtre d'autrefois; un théâtre
où venaient exceller nombreux artistes aussi bien libanais
qu'étrangers. Les vestiges de ce bâtiment rappellent
la célèbre voix de " 'Oum Koulthoum" ou
même celle de "Mohamad Abed el Wahab" qui font toujours
trembler les arcades de la rue Maarad.
Finalement, le dernier aspect public de la place de l'Étoile
se traduit par les expositions qui y ont lieu . D'ailleurs l'origine
de l'appellation de l'une des rues principales de la Place- la rue
Maarad- remonte aux historiques expositions et foires qui y avaient
lieu. Plus précisément encore, avant les dégâts
de la guerre qui ont frappé la Place, un local était
spécialement réservé pour l'élaboration
de diverses expositions sous le nom "d'expositions libanaises",
à l'Est du parlement. Aujourd'hui, ce local n'est plus. Mais
les expositions rentrent toujours dans la trame des évènements
qui se déroulent régulièrement dans la place
de l'Étoile.
Ainsi, à chaque occasion, de nouvelles expositions rassemblent
des célébrités aussi bien que le commun de
la société: dans la rue Maarad, "Dar el Hayat"
est le centre où sont exposés les écrits de
multiples auteurs comme Antoine de Saint-Exupéry. Toujours
dans cette même rue et sous le titre "Doubles regards:
Paris-Beyrouth", une exposition de photos a eu lieu sur les
arcades hautaines. "Maarad", du fait de sa dénomination
historique, est le siège le plus chaud des expositions: tableaux
de peinture sur l'héritage libanais, défilés
de mode ainsi que musiciens ambulants y ont aussi tenu place.

Près de la place de l'Étoile, les thermes romains
et les jardins aux alentours connaissent aussi des activités
telle la semaine de la cuisine française organisée
par l'Académie Libanaise de Gastronomie.
Bien que le cadre public se dégrade avec les jardins, le
ciné ou le théâtre, il se reconstruit considérablement
par lintermédiaire des vives expositions de la Place.
Espaces religieux:
Parmi les religions qui structurent la majorité de la société
libanaise, se trouvent l'Islam et le Christianisme. Pour célébrer
la révérence envers chacune de ces deux religions,
des sites religieux ont été érigés depuis
des centaines d'années déjà. Ainsi églises
et mosquées prennent naissance dans les branches de l'étoile.
Pour la religion musulmane, trois mosquées sont construites:
la mosquée de l'Emir Assaf dans la rue Ahdab, 
la mosquée Omari dans la rue qui porte son
nom

et la mosquée de l'Emir Mounzer dans la rue
Karamé
.
Édifiées au XVIIIème siècle, ces trois
mosquées témoignent de l'Islam en tant que religion
historique du centre et qui l'est toujours. Les mosquées-surs,
celles de l'Emir Assaf et de son frère Mounzer sont complètement
restaurées alors que la mosquée Omari l'est en cours.

A l'Islam, vient s'ajouter, le Christianisme avec ses deux églises
qui donnent sur la place de l'Étoile. La première
est la Cathédrale Saint-Élie des Grecs Catholiques
qui n'est pas encore restaurée.

L'autre est la Cathédrale Saint-Georges des Grecs Orthodoxes
qui est en voie de reconstruction.
Derrière ces deux, se trouve le site du sanctuaire notre-Dame
"Al nouriyé". C'est en fait la localisation des
deux cathédrales qui, en partie, a joué contre l'achèvement
des deux branches de l'étoile.

A observer la disposition des sites religieux, on remarque qu'ils
sont séparés comme pour souligner le clivage entre
chaque religion. Les deux cathédrales stationnent au centre
alors que chacune des trois mosquées encercle la Place, en
se tenant sur l'extrémité de trois branches consécutives.

Derrière la mosquée Omari, au loin, s'observe une
croix (celle de l'église des Capucins) qui s'élève
dans le ciel. En vue générale, les deux appartenances
religieuses se poursuivent sur un même axe. Serait-ce une
harmonie, une tendance de les rapprocher par la distance ou, au
contraire, la montée d'une compétition qui fait opposer
le Christianisme à l'Islam?
Espaces institutionnels:
Parmi les différentes fonctions que remplit la place de
l'Étoile, on voit s'affirmer son rôle institutionnel.
Celui-ci se traduit à travers le parlement, la municipalité
et les ambassades.
Sur
le côté Ouest de la Place, dans le style monumental
moderne des années 1920, aux lignes géométriques
simples, mais flanqué d'une porte "à la mamelouk"
et d'une façade inspirée de l'architecture antique
de l'Orient, s'élève le bâtiment du Parlement,
symbole de la souveraineté de la jeune Nation Libanaise.
Assorti de fenêtres étroites et élancées
et privé d'un espace frontal favorable au rassemblement ou
à la simple flânerie, ce bâtiment a tout l'air
d'un temple fermé aux regards extérieurs et à
la population.

Quant à la Municipalité de Beyrouth, on ne peut pas
vraiment l'inclure au sein de la Place. Elle est déplacée
vers un bâtiment neuf, au vocabulaire architectural arabisant,
toutes époques et régions arabes confondues (en Syrie,
ce style est appelé néo-ottoman). Édifiée
sur l'emplacement du souk "al Fachkha", désigné
maintenant par la rue Weygand, la Municipalité se réinstalle
donc dans la vieille ville, en face de la mosquée Omari.
Érigée à même le trottoir, sans jardin
et sans place frontale ou toute autre forme de surface de dégagement,
elle perd les symboles de sa fonction centrale. La Municipalité
s'intéresse essentiellement au centre-ville, au développement
du port et des moyens de communication.
Enfin, la Place est aussi le siège d'ambassades. C'est
ainsi que l'Italie fait élever son drapeau dans la rue Ahdab.
A travers son ambassade, elle ancre d'une façon profonde
le lien libano-italien, délivrant les visas au pays du Pape
au centre d'un cadre historique , source du patrimoine libanais.
Dans le même bâtiment se trouve le consulat de Belize,
un État de l'Amérique centrale qui, lui aussi, renforce
l'ouverture d'un espace clos traditionnel sur les continents du
monde.

Espaces communs:
En se basant sur les histoires de nos grands-parents d'une part
et sur les informations présentées par des références
qui s'intéressent à l'étude de la place de
l'Étoile d'autre part, nous pouvons affirmer que les moyens
de communications y ont beaucoup changé. Autrefois, la place
de l'Étoile s'encombrait de taxis destinés à
faire circuler les gens dans tous les sens. Les rails de fer entouraient
la Place et cisaillaient les rues avoisinantes, notamment la rue
Weygand.
Actuellement les trains ont disparu pour être remplacés
par un moyen de communication peu "sociable", qui éloigne
les gens les uns des autres: la voiture. Toutefois, il est strictement
interdit d'accéder au centre de la Place, en voiture, ni
à ses branches d'ailleurs, affaire assurée par les
multiples barrières de la sécurité du centre.
Ainsi, bus et taxis sont disponibles hors du cadre privé
de la Place, c'est à dire au niveau des rues qui la délimitent;
d'où la marginalisation du rôle de ces derniers par
rapport au passé.
Quant aux parkings, ils deviennent assez nombreux. Malgré
leur caractère spacieux, ils sont saturés de voitures,
le soir plus que le jour. En effet, quatre parkings encerclent la
place de l'Étoile, chacun d'un côté du cadre
qui la circonscrit.
Quelque soit la destination, la Place assure le lieu de départ
vers tous les coins du pays par les grands axes routiers qui l'entourent.
Ainsi conduits par la rue Weygand vers la Place, la rue Emir Béchir
assure votre retour soit à l'Est de Beyrouth, vers Achrafiyeh
par la place des Martyrs, soit pour rejoindre la rue de Damas ,
par la rue de Syrie entre autres. En suivant le chemin de Weygand,
plusieurs bifurcations se ramifient pour vous conduire à
Hamra, Corniche de Rawché.. bref, à l'Ouest de Beyrouth.
Bâtiments et centres:
Détruit par les occupants qui s'y sont succédés
et ravagé par la violence de la guerre, le centre-ville saigna
abondamment. Sous le titre "Reconstruire Beyrouth", il
voit ses parties renaître, chacune dans un style, répondant
à des plans d'urbanisation différents. La reconstruction
sur le modèle des villes de l'argent rapide est en opposition
avec l'héritage libanais. Il est donc question d'un dilemme
entre la conservation du patrimoine, de tout ce qui est vestige
historique, mémoire des lieux enracinée dans une collectivité
d'une part et le désir de modernisation ou la perte de l'identité,
d'autre part.(
)
Une place de l'Étoile pluriculturelle, multicommunautaire:
A travers les décennies, Beyrouth a été le
siège de plusieurs civilisations. Chacune d'elles l'a imprégnée
d'une façon ou d'une autre.
Au niveau du centre-ville et plus précisément de
la place de l'Étoile, les cultures qui gardent des souvenirs
sont, successivement, les suivantes: la culture romaine a été
la première à garder ses vestiges sur le site de la
Place. Ces derniers sont traduits par de nombreux éléments
déjà cités, dont les thermes romains et la
rue Cardo Maximus.. Après les Romains, c'est le tour des
Arabes auxquels on doit l'architecture des mosquées. Ensuite
vient l'époque Ottomane qui était derrière
les plans d'urbanisation du centre-ville et qui s'incarnent surtout
dans le bâtiment de la Municipalité. Enfin, le mandat
français garde la touche la plus réelle sur la place
de l'Étoile étant donné que tout le projet
est une imitation de la Place parisienne.
Mais ce n'est pas seulement sur le niveau architectural que s'observe
la culture. Elle se transmet aussi par des organisations diverses
au sein de la Place. Notons par exemple le "Pavillon de la
Francophonie" qui rappelle l'héritage de la langue française,
devenue couramment parlée à partir du mandat. La célébration
des fêtes sous le nom de "fiesta in piazza" en souvenir
du jour national italien, témoigne aussi d'une emprunte qui
se fait par le biais de l'ambassade d'Italie ou de la "banca
di Roma". Ces deux exemples illustrent l'aspect pluriculturel
du site. Plus encore, les cultures passées sur ce terrain
ne se sont pas limitées à un simple assemblage au
niveau du cadre, mais elles ont dépassé les barrières
du temps et de l'espace pour se combiner dans un moule unique à
l'image des pièces d'une mosaïque. Cette idée
est renforcée par un bâtiment qui regroupe le style
italien quant à la pierre et sa gravure et, le style arabesque-ottoman,
traduit par les colonnes de base: un mélange de cultures
qui cristallisent en une unité et finissent par dominer la
notion du temps.
La pluralité des cultures est à rechercher aussi
dans les espaces commerciaux de la place de l'Étoile. Effectivement,
plusieurs restaurants de la Place sont signés par la cuisine
italienne comme "Scoozi", spécialisé dans
les pâtes et les pizzas ou "Salmontini", la maison
du Saumon. Quant à la cuisine française, elle prédomine
dans le "Ragueneau". Cette diversité des goûts
souligne, une fois de plus, l'implication de la place de l'Étoile
dans un cadre pluriculturel.
L'idée la plus importante qui se dégage à
partir de cette observation est la suivante: implantés au
milieu d'un cur historique aussi ancien que la place de l'Étoile,
les restaurants multinationaux se tolèrent aussi divergents
par leurs cultures que rapprochés par l'espace. Cette cohésion
entre éléments disparates fait de la Place un endroit
ouvert sur le monde par excellence, qui accepte l'autre sur ses
différences.
Les restaurants et différents commerces de la place de lEtoile
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Restaurants et cafés
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Magasins
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Boutiques de souvenirs
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Banques et assurances
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| La maison du saumon |
Woolnoughs |
Joseph Abi Farah Haute couture

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UFA
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| K-Bab |
Samiia Boutique |
Formes
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Banque du Liban et doutre-mer.
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| Al Balad |
Akikis Cigars |
Sports Town
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Banca di Roma
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| Rosanna |
Wadih Mrad  |
Mondi Shoes
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Banque Misr-Liban
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| Parlamento (italien) |
Myshu |
Elliots collection (Antiquaire)
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Société Libanaise
dassurance |
| Baccalao |
Cats |
Atelier Chaalan (antiquaire et souvenirs)
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| Park 11 |
Zone |
Aïda Cherfan Fine Art
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| Star morning |
Body one |
Baghdadi (Narjileh)

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| Le 5 |
Kebbe |
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| Al-Halabi |
Prime Dvd |
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| Casper & Gambinis
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Cds online |
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| Shogun |
Momento |
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| Scoozi |
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| Famous Pizzazz |
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| Kiubs |
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| Massacom (OS) |
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| Café Met |
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| La Posta |
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| Caffe del Centro |
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| Centre Ville café
(OS) |
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| Café suprême |
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Dunkin Donuts

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| Grand Café |
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| Petit Café |
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| Le Ragueneau Bistrot
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| Mi chaud |
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Place de létoile
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Architecture de la place de lÉtoile
Les bâtiments de la place de l'Étoile sont presque
tous construits dans le style néoclassique. Cependant, on
peut apercevoir différents styles architecturaux en regardant
les murs et les frises de plus près, les arcades vestiges
des anciens souks populaires avec des luminaires qui pendent en
leur milieu, les balcons et les fenêtres tantôt rectangulaires
tantôt en arcades, les ornements occidentaux, avec des figures
moins acérées que les fresques arabes, la diversités
des réverbères et autres luminaires
Il suffit
de tourner la tête et de regarder l'immeuble d'en face pour
voir comment les frises murales changent, le style d'architecture
aussi, là où le fer forge décorait les balcons,
c'est le granit qui le remplace. Les dessins arabes de l'autre côté
de la rue deviennent des semblants de colonnes romaines utilisées
comme poutre pour soutenir la construction. Le moderne se lie au
rustique, à l'ancien pour mieux l'aider à exhiber
ses beautés : les sculptures orientales dans les murs auxquels
sont suspendus des projecteurs. Et les façades vitrées
agissent comme des miroirs en reflétant les immeubles environnants.
Les styles et les arts se mêlent et s'enrichissent mutuellement.
Lorient et l'occident se mêlent vraiment dans cet endroit-là.
Toutes les tendances sont regroupées dans un même et
unique lieu. Comme quoi, la place de l'étoile est vraiment
un patrimoine commun à tous les libanais du point de vue
architectural, et peut être même d'une grande partie
du monde aussi.
Les gens que lon rencontre au centre-ville de Beyrouth
De plus, entre « Hi, Kifak » des libanais, les «
Salut, ça va ? » des français, les « Hello
mate » des anglais, les « Whats up man ?»
des américains et les « Mouchtain akhi »
des arabes, on ne sait plus où donner de la tête en
ce qui est de distinguer les différentes nationalités
coexistantes au centre ville.
Donc on trouve dans le centre-ville des gens de tous les âges,
des deux sexes, de toutes les religions, en plus de touristes de
provenances très diverses.
Les interviews
Pour
vous, quelle valeur le centre-ville possède- t-il ?
Cest le « balad » ici. On lappelle le
« Balad » (Balad veut dire pays) .
Considérez-vous
le centre-ville comme un patrimoine pour tous les libanais ou pour
une
partie restreinte des libanais ?
Non, pour tous les libanais bien sûr. Si vous remarquez,
il y a une église, une mosquée
Cest très
beau la façon avec laquelle cet espace permet de regrouper
ces deux édifices.
La
mosquée a- t-elle, pour vous chrétien, une valeur
particulière ?
Je pense que son importance réside dans le fait quelle
symbolise la coexistence islamo-chrétienne.
Considérez
-vous le centre ville lapanage exclusif dune certaine
catégorie de gens ? Jeunes, riches, pauvres, etc.
Non, lendroit est très ouvert, il y a une multitude
de catégories de gens qui y viennent, de tous les âges,
de tous les sexes, et je suppose que tout le monde peut se permettre
les prix affichés dans les magasins et restaurants, peut
être pas chaque semaine, mais cela ne fait pas de la place
de létoile, lexclusivité des gens de la
haute société.
Hormis
les communautés, quen est -il pour ce qui est des tranches
dâge, des appartenances sociales ?
On voit ici des gens de tous les ages, petits, grands, vieillards
Cest ce qui fait la beauté de cet espace. De plus,
il y a une très importante coexistence qui apparaît
dans lexistence en lespace de quelques mètres
déglises et de mosquées.
Pour
vous, en tant que chrétien, quelle valeur la mosquée
a- t-elle ? Quelle votre réaction en face dune mosquée
?
Comme léglise, mais pour une autre religion.
Quelle
importance le centre-ville a- t-il pour vous ?
Je laime beaucoup. Jaime la foule, lassemblée.
Je suis très contente ici.
Que
venez-vous faire ici au centre-ville ?
Je viens admirer la beauté ici, la nouvelle architecture,
et en même temps rencontrer mes amis et dîner avec eux.
Quelle
valeur donnez-vous au centre-ville ?
Elle a une valeur morale : Beyrouth à lorigine était
belle comme ça,
Nous
remarquons ici le grand nombre déglises et de mosquées.
Pour vous en temps que musulman, que représente léglise
?
Chaque personne, chrétienne ou musulmane, a sa propre religion
et ses propres lieux de cultes.
Cest
à dire que vous respectez léglise ?
Pour sûr.
Vous
considérez quelle devrait être ici ?
Bien sûr quelle devrait être ici.
Considérez
vous que la beauté de la région réside dans
sa diversité ?
Oui. Toutes ces richesses culturelles et historiques sont uniques,
et on ne trouve semblable dans aucune autre région arabe.
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