Etude du profil génétique
des cancers du sein dans les pays Méditerranéens
Six cents nouveaux cas de cancers du sein sont recensés
au Liban tous les ans. Compte-tenu de l’existence de cas familiaux
fortuits, nous avons retenu pour notre étude des critères
de sélection rigoureux donnant une probabilité moyenne
de prédisposition de 70%. Le cas-index sera une personne
atteinte d’un cancer du sein ou de l’ovaire. La probabilité
du cas-index et de ses apparentées d’être porteur
d’une prédisposition a été calculée
avec le logiciel MLINK du package LINKAGE.
Dans une première étude, menée en collaboration
avec l’Institut Curie (Dr Dominique Stoppa-Lyonnet) à
Paris, nous avons recherché des mutations dans les gènes
BRCA1 et BRCA2 qui repose sur une stratégie de criblage pour
la présence de mutations dans des fragments amplifiés
(amplicons) à partir d’ADN génomique et couvrant
l’ensemble de leur séquence codante (dHPLC, PTT, FAMA)
et séquençage. A ce jour nous avons testé 21
familles libanaises. Aucune mutation en lien avec la pathologie
n’a été retrouvée. Néanmoins 4
polymorphismes ont été retrouvés chez 4 familles.
Pour déterminer si ces polymorphismes sont responsables de
la pathologie, nous les avons recherchés chez 150 témoins
de la population libanaise.
A partir de 2002, nous faisons partie du réseau BREAST MED,
dont l’objectif est d’établir le profil génétique
des cancers du sein dans les pays Méditerranéens et
d’évaluer le degré de consanguinité dans
le risque de cancer du sein. Des laboratoires de différents
pays Méditerranéens (Tunisie, Maroc, Liban) et de
France et de Belgique font partie de ce réseau.
Pour cela, les ARNs sont extraits de tumeurs mammaires familiales
ou sporadiques collectées lors des interventions chirurgicales
à l’Hôtel Dieu de France (en conformité
avec les recommandations des comités d’éthique).
Les ARNs extraits sont hybridés sur des biopuces, sur lesquelles
sont fixés différents gènes impliqués
dans le cancer du sein.
Cette étude devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes
de déclenchement du cancer du sein, et éventuellement
d’identifier des facteurs (gènes, mutations, polymorphismes…)
prédisposant à cette maladie.
La prise en charge des familles à prédisposition héréditaire
aux cancers du sein et de l’ovaire existe depuis 1991 en France,
alors qu’aucune organisation de prise en charge de ces familles
n’existe au Liban. A terme ce projet permettra le transfert
d’une telle organisation au Liban.
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