Une équipe de trois techniciennes détermine
les caryotypes soit pour de sujets adressés de l’extérieur,
soit pour les besoins cliniques et de recherche de sujets étudiés
au laboratoire. Cette équipe dispose de trois microscopes.
Elle établit les caryotypes soit à partir de photographies,
soit au moyen d’un système d’analyse semi-automatique
d’analyse directe des images microscopiques
La réalisation des caryotypes avait été initiée
par le Pr. Josette NAFFAH dès 1972.
La guerre avait obligé le transfert de ce laboratoire à
l’Hôtel-Dieu, puis interrompu son fonctionnement. Noëlle
SOURATY avait fait partie de cette équipe, elle a remis ce
laboratoire en marche à la faculté de Médecine
à partir de 1993.
Le nombre de caryotypes réalisés s’est accru
progressivement, d’autant qu’aux demandes de caryotypes
constitutionnels se sont ajoutées des demandes pour troubles
hématologiques (voir section suivante). Actuellement, le
nombre de caryotypes effectués annuellement approche de 700,
ce qui nous a obligés à acheter une seconde chaîne
de prospection semi-automatique des caryotypes (microscope à
caméra numérique, ordinateur utilisant un logiciel
spécialisé, écran et imprimante). Un troisième
ordinateur est muni d’une caméra photographique et
d’une source U.V. pour examens en fluorescence (FISH). 3 techniciens
et chercheurs travaillent à temps plein dans cette section.
Les raisons à base de la demande d’un caryotype sont
avant tout la recherche des causes de stérilité. La
confirmation d’une trisomie 21 et de divers syndromes de pathologie
d’origine génétique vient ensuite, puis la recherche
des causes de malformations et de retard statural et psychomoteur.
Un certain nombre de demandes ont pour origine des enquêtes
pour conseil génétique, ce qui indique la présence
d’une certaine culture touchant les maladies d’origine
génétique dont les familles connaissent l’existence
chez elles. Une certaine préoccupation concernant la consanguinité
des couples fiancés ou mariés commence à apparaître.
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