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RECHERCHE > Retard mental

   
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Deux à trois pour cent de la population générale présente un retard mental (RM).

Les étiologies de ces RMs sont extrêmement hétérogènes, et l’origine du retard mental reste cependant inconnue dans près de 40 % des cas : on parle alors d’un retard mental idiopathique (RMI). Des translocations déséquilibrées au niveau des régions subtélomériques ont pu être mises en évidence par l’utilisation de sondes spécifiques des régions télomériques en utilisant la technique de FISH (Fluorescence In Situ Hybridization). Cette approche, seule ou combinée à d’autres méthodes de détection de remaniements télomériques comme la CGH (Comparative Genomic Hybridization), la MAPH (Multiplex Amplifiable Probe Hybridization) et le SKY (Spectral Karyotyping), a permis de mettre en évidence des proportions de remaniements subtélomériques variant de 0.5% à 13% selon les études. Cependant, toutes ces techniques restent lourdes, onéreuses et difficiles à mettre en place dans un programme de dépistage systématique dans une population souffrant de RMI. Récemment, une technique utilisant le principe de génotypage à l’aide de marqueurs microsatellites fluorescents situés au niveau des télomères a été décrite par Colleaux et al. (2001).

Dans notre étude, la présence de remaniements subtélomériques a été étudiée chez 45 patients (22 garçons et 23 filles) atteints de RMI, issus de 34 familles (soit 34 patients non apparentés) par cette méthode. Seuls ont été inclus dans l’étude les patients répondant à des critères précis (histoire familiale, examen clinique, examen de laboratoire, examens radiologiques, caryotype normal, etc..). Après extraction de l’ADN à partir d’un prélèvement de sang périphérique et obtention du consentement libre et éclairé, nous avons testé 85 marqueurs microsatellites fluorescents répartis sur les extrémités télomériques de tous les chromosomes chez les patients atteints de RMI, ainsi que chez leurs parents. L’étude conjointe des patients et de leurs parents est obligatoire. Les fragments amplifiés séparément par PCR, séparés par électrophorèse capillaire et analysés sur un séquenceur automatique ABI 310 (Applied Biosystems).

Des remaniements ont été observés dans 4 familles. Ils ont été confirmés par une analyse en FISH. Le taux de remaniement observé de 11,7% (4/34) est proche des taux décrits dans la littérature (0.5 à 13 %). Cette méthode, permet de réaliser un premier screening. Elle doit néanmoins être validée par d’autres types d’analyses (FISH). D’autre part, les patients libanais étant souvent issus d’unions consanguines, nous rencontrons fréquemment des problèmes d’informativité des marqueurs microsatellites utilisés, menant à une absence de diagnostic dans certains cas.



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